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Etat de coopération entre la Circonscription « Afrique Centrale » et la BAD

Par Mr. SENTORE LEONARD

Le «Groupe Afrique Centrale» a été constitué au sein du Conseil d’Administration de la Banque le 25 mai 1995 à Abuja en marge des Assemblées annuelles de la BAD, par le Cameroun, la République Centrafricaine (RCA), le Congo, la République Démocratique du Congo (RDC) et a été rejoint par le Burundi le 26 mai 1998. L’objectif recherché étant, d’être en adéquation avec la stratégie d’intégration régionale en Afrique, préconisée par l’Union Africaine.

En dépit de ses potentialités, la région est caractérisée par des pays sortant de conflits ou touchés par des conflits ; une croissance économique peu ou pas inclusive et dépendante des matières premières (minerais, pétrole, bois, café, cacao, coton…) ; un retard en matière d’intégration régionale par rapport à d’autres régions ainsi qu’un secteur privé national peu développé.

Depuis la création de la Banque, le montant des financements approuvés en faveur de ces pays est estimé à 4658,54 millions d’UC réparti par pays comme suit : Burundi : 490,30millions d’UC ; Cameroun : 1335,86millions d’UC ; République Centrafricaine : 275,02millions d’UC ; Congo : 365 millions d’UC ; RDC : 2192,36millions d’UC. Sa répartition sectorielle laisse apparaître que plus de 50% ont été alloués aux infrastructures (transport, énergie et eau et assainissement) et 30% au multisectoriel en vue de soutenir la politique macroéconomique : transport (29 ,62%) ; Energie (10,44%) ; Eau et assainissement (10,03%) ; Développement rural (9,23%) ;  Industrie (6,27%) ; Social (4,72%) et Multisectoriel (29,70%).

Actuellement, les interventions de la Banque s’appuient sur les documents de stratégie pays (DSP) adoptés après une large concertation de toutes les parties et qui sont cohérents avec les principaux documents de vision et des stratégies de développement de ces pays et de la Banque.

Ces  DSP reposent essentiellement sur deux piliers à savoir les infrastructures et le renforcement des institutions de l’Etat. La situation du portefeuille en cours s’élève à 1881,46 millions d’UC réparti par pays comme suit : Burundi : 266,15 millions d’UC ; Cameroun : 619,44 millions d’UC ; République Centrafricaine : 123,03 millions d’UC ; Congo : 137,88 millions d’UC ; RDC : 734,96 millions d’UC. De l’analyse, il ressort que plus de 80% sont affectés aux infrastructures (transport : 42,33%, énergie : 21,65%, eau et assainissement : 16,26%).

La situation macroéconomique ayant été améliorée dans les pays respectifs, l’accent est désormais mis sur les investissements des infrastructures de base pour la relance effective desdites économies.

En application de la politique de décentralisation, la Banque a ouvert des bureaux nationaux dans tous ces pays à l’exception du Congo où un bureau de liaison est en train d’être mis en place.
L’ouverture desdits bureaux a permis l’amélioration du dialogue et la performance du portefeuille, même si les taux de décaissement restent en deçà des attentes et les délais d’obtention des non-objections longs.

Mr. SENTORE LEONARDIl importe de souligner que bien  que l’appui de la BAD ait été parfois déterminant pour le renforcement de la situation macroéconomique des pays, et le développement des infrastructures, que l’Afrique Centrale demeure le ventre mou de l’intégration de l’Afrique.

A cet effet, les nouveaux instruments de financement à mettre en place par la Banque devront placer parmi ces priorités l’interconnexion entre la zone, avec l’Afrique de l’Est et l’Afrique Australe dans les domaines des routes et de l’énergie. De tels projets serviront non seulement à désenclaver la sous–région, mais aussi à développer les zones traversées, et voir même contribuer à la consolidation de la paix.

Malgré les progrès réalisés ces dernières années, quelques défis de taille restent à relever par la Banque en étroite liaison avec les états, il s’agit notamment de : la mobilisation des fonds nécessaires pour des projets intégrateurs et la valorisation des ressources des sols et des sous-sols que regorgent ces pays et qui sont parfois sources de conflits ; du soutien plus accru au secteur privé ; du développement d’une nouvelle approche de proximité conformément à la politique de décentralisation par la Banque qui devrait encourager plus de complicité, sans complaisance bien sûr, avec les pays à travers une implication de plus en plus rapprochée dans toutes les phases de la mise en œuvre et du suivi des projets tout en renforçant son rôle de conseil ; de l’ouverture du bureau dans le pays qui n’en dispose pas et la dotation des bureaux nationaux en ressources humaines compétentes et ce, en fonction des spécificités et des besoins identifiés dans chaque pays.

Dans cet article il net en lumière les gros efforts déployés pour financier les pays dans sa circonscription et le défi à relever par la banque sautoir la valorisation des récriviez des sois et des sous de regorge.

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